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Taharat Hamichpakha et les fêtes de Tichri

Tichri approche : j’ouvre mon calendrier afin de voir ce qui nous attend. Attention c’est intense !

La fin du mois de Eloul coïncide avec le 1er octobre, un Chabbat. Dimanche soir, c’est déjà veille de Roch Hachana. C’est parti pour deux jours de fêtes. Trois jours de pause et c’est Chabbat de nouveau. Puis, mardi soir, c’est déjà la veille de Kippour. Puis Chabbat. Et dimanche soir, veille de Soukkot. Un jour en Israël, deux pour la diaspora. Chabbat arrive, puis de nouveau, dimanche, c’est la veille de Chemini Atseret / Sim’hat Torah, un jour en Israël, deux pour la diaspora. La période des fêtes s’achève, pour reprendre avec Chabbat trois jours plus tard. Le marathon prend fin…

En dehors du nombre de repas à planifier et à préparer, j’essaye de réfléchir d’avance aux questions que je risque de recevoir. Il est très probable que plus d’une femme aura à se rendre au mikveh une veille de fête, à la sortie d’une fête ou encore un deuxième jour de fête…

Petit rappel à l’intention de ces femmes 

Mikveh qui tombe un premier soir de fête ou vendredi soir:

Dans ces cas-là, tous les préparatifs seront réalisés avant le début de Chabbat ou de la fête. À l’arrivée au mikveh, on se démêle les cheveux  avec les doigts et on s’inspecte. Après l’immersion, il faudra prendre soin de ne pas « essorer » la serviette en séchant les cheveux.

Mikveh qui tombe un deuxième soir de fête :

Si la nuit du mikveh tombe le deuxième soir de fête, là aussi, on se préparera avant le début de la fête. A l’issue du premier jour de fête il sera possible de se nettoyer les dents, de laver toute zone qui aurait pu se salir durant le premier jour de fête, puis il faudra se démêler les cheveux avec les doigts et s’inspecter avant l’immersion. Comme lors d'une immersion vendredi soir ou premier soir de fête, il faudra prendre soin, après l’immersion, de ne pas « essorer » la serviette en séchant les cheveux.
Il y a des halakhot spécifiques concernant la toilette les jours de fête et il convient de vérifier avec un rabbin ou une yoetzet quelle est la marche à suivre.

Mikveh qui tombe à la sortie de la fête:
Dans le cas où la nuit du mikveh tombe à la sortie de la fête, il est possible de choisir quand on préfère se préparer :

  • tout effectuer avant la fête et dès la sortie de la fête, se rincer, se peigner les cheveux à l’aide d’un peigne et s’inspecter avant l’immersion.
  • effectuer une partie des préparatifs avant la fête, et terminer le reste après la fête
  • ne rien faire avant la fête et prendre son temps pour tout effectuer après la fête.

Toutes les options sont valables tant que la formule choisie permet à la femme de se préparer consciencieusement et en prenant son temps, comme la halakha le requiert.

Mikveh qui tombe le soir de Kippour:

Le soir de Kippour, les mikvaot seront fermés et une femme ayant son mikveh ce soir-là devra le repousser jusqu’à après le jeûne. Dans ce cas elle pourra choisir de faire ses préparatifs avant ou après Kippour (à l’instar d’une femme ayant son mikveh un samedi soir).

Petite note…

Pour tous ces soirs de veille et de sorties de fêtes, vérifiez en avance si votre mikveh est ouvert, à quels horaires et s’il faut prendre rendez-vous; les balaniot ont, elles aussi, des familles avec qui passer ces fêtes !

Jongler entre le mikveh, les invités et les invitations :

La meilleure solution est évidemment de s’arranger pour être seuls ce soir-là. Pour ceux qui sont de nature spontanée, qui ont des jeunes enfants « trop fatigués après l’office », ceci peut être relativement facile à faire. Après tout, la date du mikveh est connue  une semaine entière à l’avance.

Pour ceux qui ont déjà des traditions ancrées (le premier soir est toujours chez  grand-maman et le deuxième chez la belle-mère…), ça peut être délicat. Pourtant, là aussi, avec un peu  de préparation tout est possible. Envoyer les enfants à la synagogue avec leur papa (et papi et tonton si déjà). Donner l’excuse de devoir rencontrer une amie qui est de passage juste pour les fêtes et qui prie dans une autre synagogue (qui par « hasard » est toute proche du mikveh), aller apporter un pot de miel à une personne qui en a besoin (on peut le donner aux balaniot…)… C’est le moment d’être créative ! Il est aussi possible, s’il n’y a pas d’autre choix, de se choisir une conspiratrice pour vous  accompagner et/ou vous couvrir (et c’est là que l’on découvre parfois que sa belle-mère peut être une excellente alliée et qu’elle a déjà eu à faire de tels tours de passe-passe ).

Dans le cas où il ne parait pas y avoir d’issue (mikveh trop loin, impossibilité de quitter la maison etc.) contactez aussitôt que possible votre rabbin ou une yoetzet afin de voir si une solution pourra être trouvée ou s’il faudra repousser le mikveh d’un soir ou deux. Chaque cas est unique et il n’est donc pas possible d’appliquer la réponse qu’aura reçue une amie.

Relations intimes :

Certains ont la coutume de ne pas avoir de relations intimes les soirs de Roch Hachana, du fait de la sainteté de ces jours. En revanche, si le soir de Roch Hachana coïncide avec le soir du mikveh ou s’ils veulent avoir un enfant, nul n’est tenu d’observer cette coutume. Contactez votre rabbin ou une yoetzet en cas de doute.

Le soir de Kippour, la halakha interdit les relations intimes. De même, il est interdit de partager un lit, se toucher etc. même si la femme n’est pas en état de niddah.

Enfin, une femme a le droit d’effectuer son hefsek taharah le jour de Kippour. Le nettoyage de la zone génitale devra être limité au strict nécessaire (on peut utiliser une lingette). Une femme qui est dans sa semaine de pureté peut faire ses vérifications comme d’habitude.

Pour toute question dont la réponse ne figure pas ici, ou pour plus de conseils, n’hésitez pas à contacter votre rabbin local, à nous envoyer votre question sur http://www.yoatzot.org/francais/ ou encore appeler la Yoetzet Halakha Nathalie Loewenberg les matins de 10h30 à 12h30 et les soirs de 19h30 à 20h30 (heure israélienne).

Téléphone d’Israël : 058-787 28 52
Téléphone depuis la France : 01 77 47 73 29

 

Nathalie Loewenberg

Nathalie est une yoetzet halakha - conseillère en pureté familiale. Elle est aussi une épouse et une mère. Son défi quotidien est de remplir pleinement ces différents rôles entre 2 carreaux de chocolat et un verre de thé (au lait s'il vous plait).