travel-one

Les besoins essentiels du petit enfant

Mazal tov, vous êtes parents !  Comme tous parents vous ne voulez que le meilleur pour votre enfant.

Ce bébé à l’air si fragile, il est tant dépendant de vous. Il grandira, c’est certain, il deviendra pas à pas plus indépendant. Peut-être qu’à un moment nous le trouverons même peut-être un peu trop indépendant à notre goût. Mais, si nous sommes honnêtes, c’est ce que nous désirons en fait : que notre enfant puisse un jour faire son chemin dans notre monde, en tant qu’adulte responsable dégageant des forces positives.

Au fil des années, notre enfant s’essaiera à diverses expériences, fera face à (et nous l’espérons, surmontera) des défis. Trois besoins de base, s’ils ont été donnés et ont été profondément ancrés en lui, l’aideront non seulement face aux difficultés, mais aussi à être une bonne personne. Ce sont des besoins que nous pouvons remplir dès le plus jeune âge de notre enfant, dès sa naissance ! Et la bonne nouvelle, c’est que nous pouvons les remplir relativement facilement, quels que soient nos moyens financiers, notre situation familiale…

Quels sont-ils ?  **Roulement de tambours** 

  • Sécurité
  • Confiance
  • Amour

C’est tout ? Oui, et à grandes doses ! Mais nous allons quand même expliquer ce que chaque terme inclut, comment remplir ces besoins chez le jeune enfant, et aussi pourquoi celui que nous retrouvons en général en tête de liste lorsque nous demandons à un parent ce qui est le plus important, se retrouve soudainement tout en bas de ce top 3.

Sécurité

C’est le premier besoin du nouveau-né qui vient de quitter l’endroit le plus sûr et le plus enveloppant : le ventre de sa mère.

L’enfant doit, dès sa plus tendre enfance, savoir que le monde est sûr pour lui, qu’il n’est pas en danger. Une personne qui ne se sent pas en sécurité, en sûreté, n’osera pas aller de  l’avant, expérimenter. Elle se repliera sur elle et sera craintive. D’où l’importance primordiale de subvenir à ce besoin.

En pratique, nous allons donner à notre bébé un sentiment de sécurité par tous ses sens :

  • Par le toucher en abondant le contact doux, les caresses, le portage...
  • Par la vue en lui montrant des belles choses, douces, évitant les lumières trop fortes…
  • Par l’ouïe en lui parlant gentiment, avec des tons agréables et calmes, de la musique douce. Ceci inclut également ce qu’il entend à la maison …

Confiance

Ce besoin est à double sens. En premier temps, faire gagner notre confiance à nos enfants ; en deuxième temps, avec l’âge, leur faire comprendre que nous avons confiance en eux.

L’acquisition de la confiance est critique car un enfant qui a confiance en ses parents non seulement reviendra toujours vers eux pour écouter leurs conseils, aura une adresse en cas de passage difficile dans la vie : ainsi, il aura confiance en votre jugement et donc vous écoutera. Un enfant qui accorde sa confiance à ses parents n’a pas (ou a moins…) de difficulté à leur obéir, car il sait sans aucun doute que ses parents ne lui demandent que ce qui est pour son bien et ne sont pas déraisonnables.

Lui faire savoir que nous avons confiance en eux veut dire les laisser essayer, comprendre que leurs « bêtises » sont leur manière de découvrir le monde, et réagir en conséquence. Cela veut dire ne pas punir (ce sujet sera développé dans un prochain article), lui montrer que nous respectons ses désirs (sans pour autant les exaucer).

En pratique, cela veut dire être présent pour le bébé lorsqu’il pleure, qu’il nous demande. Un bébé, un jeune enfant, ne fait pas de caprice. Le pleur c’est une manière de s’exprimer. Si nous y répondons, il se sent en sécurité ET il sait qu’il peut compter sur nous. Un enfant que nous laissons dans sa détresse déduit très vite deux choses : le monde est une jungle et il ne peut pas compter sur nous. Et si tel est le cas, il ne comptera pas sur nous non plus lorsqu’il grandira.

Amour

Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’expliquer l’importance de ceci. C’est ce qui nous vient le plus à l’esprit lorsqu’on pense à ce dont notre bébé a besoin. Il n’y a pas de limite à l’amour que nous pouvons donner à notre enfant.

Le seul danger c’est de penser que notre enfant n’a besoin que d’amour. 

Or un enfant peut être très aimé par ses parents, mais s’il entend en permanence « ne fais pas ceci c’est dangereux », il comprendra que le monde est dangereux et aura peur de s’y aventurer. Si ses parents ont des demandes illogiques, ne respectent pas le fait qu’il ait des désirs, s’il voit qu’ils n’ont pas confiance l’un en l’autre, il n’aura pas confiance en eux non plus.

La plus-value:

Un enfant qui aura eu la chance d’avoir des parents lui remplissant ces trois besoins essentiels sera aussi un enfant qui arrivera à intégrer trois valeurs essentielles du judaïsme :

Un enfant qui grandit avec une sensation de sûreté, de « bitah’on » en hébreu, aura aussi cette sensation face à Son Créateur.

Pour un jeune enfant, les parents sont les « maîtres du monde » et « tout puissants ». En hébreu, confiance se dit émoun. Un autre mot ayant la même racine est émounah. C’est aussi pour cela qu’ils voient D. comme étant un bon grand-père. Un enfant qui grandit avec la confiance en ses parents sera aussi un enfant qui fera plus facilement le pas de « émoun » à « émounah ».

Enfin un enfant qui grandit avec l’amour de ses parents et de son entourage saura non seulement le refléter sur les autres, mais aussi arrivera à aimer D. « Ahavat Hachem ».

Nathalie Loewenberg

Nathalie est une yoetzet halakha - conseillère en pureté familiale. Elle est aussi une épouse et une mère. Son défi quotidien est de remplir pleinement ces différents rôles entre 2 carreaux de chocolat et un verre de thé (au lait s'il vous plait).